2017-05-15 16

Après vous avoir exposé les nouvelles habitudes de la famille et parlé de la révolution dans notre salle de bain (vous pouvez retrouver l'article ici), je vais vous parler aujourd'hui de la révolution dans notre cuisine ... tout en faisant un petit détour par les produits ménagers et la lessive.

Pour le ménage, tout se fait au vinaigre blanc, bicarbonate et huiles essentiels pour leurs différentes vertues ; que ce soit le psshit SDB, le psshit cuisine, le nettoyant WC ... même recette de base. Ces produits ne sont pas une nouveauté à la maison ; c'était l'une de mes premières prise de conscience en même temps que la nourriture bio.
Les produits de lave vaisselle sont écologiques dans la mesure du possible. Nous prenons soit un seau de poudre soit des tablettes que nous coupons systématiquement en 2.
Pour la lessive, nous en avons plusieurs. Les "maisons" à la cendre (quand j'ai de la cendre disponible dans ma cheminée) ou aux paillettes de savon d'alep (ou de marseille), et les "achetées" pour les vêtements de sport (car mes lessives maison ont un peu de mal pour éliminer les odeurs). Et enfin pour l'adoucissant, c'est vinaigre blanc.

Prenons maintenant la route de la cuisine. Par où commencer ? Peut-être en vous disant que le ZD dans la cuisine je trouve ça beaucoup moins facile que dans la salle de bain ?

Il y a plusieurs degrés d'avancement dans cette mise en place à la maison. Certaines choses sont ancrées et fonctionnent depuis longtemps (voire toujours), d'autres se sont mises en places progressivement et / ou sont toujours en cours de changement et enfin, certaines ne sont pas encore en place et je ne sais pas trop comment je vais réussir à les mettre en place.

* les serviettes de table : elles sont en tissu depuis toujours pour les enfants, pour les repas de tous les jours. Par contre, j'ai été une grande acheteuse d'assiettes en carton et de serviettes en papier (avec un stock conséquent) que j'utilisais quand j'avais du monde et que j'assortissais à ma table (enfin les assiettes c'était que pour le fromage, on ne mangeait pas tout le repas dedans !). Je vais vider mon stock et bien sûr ne pas en racheter. Ca sera serviettes en tissus pour tout le monde et essuyage d'assiette entre le fromage et le dessert (ben oui, mon lave vaisselle n'est pas extensible pour pouvoir y mettre 50 assiettes !).

* les bouteilles d'eau : des gourdes ont été achetées il y a quelques années et c'est ce que nous emmenons en vadrouille ou en vacances. Il nous arrive encore d'acheter des bouteilles quand on tombe en panne d'eau lors de nos périples estivaux. Nous avons par contre arrêté d'acheter des bouteilles d'eau pour la maison depuis très longtemps et buvons l'eau du robinet.

* le cas des piques niques : même si nous ne faisons que rarement des piques niques, il nous arrive cependant de devoir en prévoir. Et jusqu'à maintenant, c'était sandwich dans le papier alu, assiettes en carton et serviettes en papier (ou en tissus depuis l'année dernière). Le seul bon point, c'était les couverts puisque j'ai acheté depuis longtemps des Forks (des couverts en plastiques lavables 3 en 1 -cuillère, fourchette couteau) et nous avons toujours Opinel et autres couteaux suisses avec nous. Mais à partir de maintenant, ça sera assiettes et verres en inox (celui avec le motif licorne sera le mien .... petit clin d'oeil à celles qui se reconnaîtront !), sandwich dans des enveloppants en plastique (sans BPA bien sûr) lavables (nécessaire que j'ai acheté aux Etats Unis mais que je n'ai jamais pris l'habitude d'utiliser correctement).

* achats en vrac : depuis longtemps on a pris l'habitude d'acheter en vrac. Mais c'était en petite quantité, et pas du tout systématique (sauf pour certains produits) ... Et c'était dans les sacs en papier du magasin bio. Depuis l'année dernière (et même un peu avant pour certaines choses), les achats en vrac se sont très largement multipliés et systématisés : sucre, lentilles, riz, pâtes, quinoa, boulgour, semoule, épices, olives, chocolat à fondre, pépites de chocolat, fruits secs ... Et tout celà dans des sacs à vrac en tissu que j'ai achetés ou faits ou dans des contenants solides (les olives dans les sacs à vrac ce n'est pas top !).
Je rajouterai un paragraphe sur le cas du marché qui devient de plus en plus ZD. C'est Chéri qui fait le marché le samedi matin : il part maintenant avec les sacs en tissus maison pour les légumes, les tup tup pour le fromage de chez la fermière, les boites à oeufs ou à faisselles, le sac à pain. Il faut maintenant que je m'équipe d'autres tup tup pour le charcutier.

* achats en gros contenants : pour la farine par exemple, les magasins bio autour de chez moi ne la font pas en vrac. Pour limiter les déchêts, je l'achète en sac de 3 ou 5 kg quand elle existe. Idem pour la compote (et oui, mes grands enfants sont de gros consommateurs de compote) : je n'achète plus de petits pots individuels mais des pots en verre version familiale.

* le sac à pain : ah mon sac à pain, je l'adore. Je l'ai fait il n'y a pas si longtemps (je vous l'avais présenté dans cet article), mais si vous saviez comme je me suis habituée. Et quand je l'oublie et que je suis obligée de mettre mon pain dans le sac en papier de la boulangerie, j'en suis malade ! un sac à baguette à suivi pour les rares fois où j'achète une baguette.

* le papier cellophane / papier alu / papier cuisson : le papier cellophane a disparu depuis très longtemps de ma cuisine. Je n'ai jamais su m'en servir de toutes façons ! Le papier alu est toujours présent mais utilisé que lorsque je n'ai pas de contenant maison  suffisamment grand pour contenir mon "reste". Le papier cuisson est toujours présent également mais utilisé avec parcimonie (pour la plaque à cookies par exemple). Je mets donc maintenant tous mes restes dans des bocaux ou tup en verre et des sacs en tissus maison (des torchons un peu passés pliés en 2 et cousus pour faire un sac) pour la conservation des légumes frais au frigo.

* le sopalin : on n'a jamais été des gros consommateurs, ça ne nous manque donc pas vraiment. Un rouleau est cependant au fond du placard en cas de gros pépin (du style de l'huile renversée par terre l'autre jour !). Pour le reste (sécher des légumes, essuyer la cage du cochon d'inde ...), c'est sopalin lavable maison : vieux draps ou tee shirts découpés en carrés et couture zigzag pour ne pas que ça s'effiloche. Ou alors bien sûr les torchons qui ont toujours eu leur place dans la cuisine.

* les déchets compostables : habitant en appartement avec peu de place, on n'a pas de composteur. On a beaucoup hésité mais pour l'instant nous avons abandonné l'idée. Nous avons cependant une piste à explorer puisqu'un composteur public a été monté non loin de chez nous. Il faut juste qu'on organise comment garder les déchets jusqu'au jour où nous pourront aller les vider (environ 1 fois par semaine).

Jusque là, je ne m'en sors pas trop mal. Je trouve que je suis m^me un peu ZD depuis longtemps sans m'en rendre compte sur certains aspects.
Mais mon problème le voilà : les aliments emballés. Rien que la viande que nous achetons au marché chez notre marchand bio est emballée sous vide, et ça, on ne peut rien changer. Ensuite il y a tout le reste. Même si je n'achète pas de plats tout fait, il y a quand même les aides culinaires dont je ne pourrais pas me passer (du moins pour l'instant) : les quenelles, les gnocchis, les ravioles, les briquettes de crèmes végétales, les sauces tomates, les pizzas au camion de temps en temps, les céréales du petit déjeuner, le lait végétal ... et puis il y a les goûters des enfants, les yaourts, les compotes ... Alors oui, je pourrais faire tout ça ou changer notre alimentation, mais honnêtement je n'ai d'une part pas le temps et d'autre part pas envie de passer ma vie dans la cuisine ; j'ai des tonnes d'activités en dehors du boulot et de la vie de famille auxquelles je ne veux pas renoncer. Certes je fais un ou 2 gâteaux par semaine pour les goûters mais ça ne fait pas long feu. Les yaourts, soit je les râte, soit mes enfants ne les aiment pas et c'est moi qui les mange alors que je n'ai pas forcément envie. La compote maison n'est pas non plus ce que préfère les enfants donc si c'est pour que ça me reste sur les bras, ce n'est pas la peine.

Je suis consciente que je suis loin du ZD dans la cuisine mais je suis satisfaite de ce que je fais car je le fais le mieux que je peux aujourd'hui en faisant des conscessions sur certains points. On ne peut pas exceller partout ! Et puis des améliorations pourront avoir lieu au fur et à mesure des possibilités et des opportunités (lorsque les enfants partiront de la maison par exemple !) et elles se mettront en place tranquillement.

Pour conclure mes articles "révolutions", je vous citerais 2 phrases qui me parlent, déculpabilisent toute personne qui essaie de faire de son mieux dans le sens du ZD et sonnent tellement vraies ; je les ai lues dans l'article très intéressant de Wild Wild Waste  : "on ira toujours trop loin pour quelqu’un, et en même temps pas assez loin pour quelqu’un d’autre". Faisons ce que bon nous semble en notre âme et conscience, sans se soucier du regard des autres, car quoi qu'on fasse, il y aura toujours quelqu'un pour critiquer.
Et ne pas oublier que "ce n’est pas parce qu’on ne peut pas tout faire qu’il ne faut rien faire" (phrase de la famille zéro déchet  dont je vous avais parlé du livre dans l'article sur la révolution dans ma salle de bain). Même faire un petit peu, c'est déjà bien.

Bonne révolution à toutes et tous !

Marie

 


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